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Réparation dans les règles de l’art

15 Novembre 2016 | Dossier du mois
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Réparation dans les règles de l’art

Ce que l'on connaît le mieux de lui, c'est son intervention lors de la procédure de réparation du véhicule, suite à un accident de la route. Professionnel indépendant, il est mandaté (et payé) par l'assureur du conducteur responsable (ou du seul conducteur impliqué en cas d'accident seul) pour :

  • valider l'estimation des dommages effectuée par le carrossier, après démontage des éléments endommagés et chiffrage du carrossier (sur la base d'un catalogue de chiffrage incluant les temps de main-d'œuvre et le prix des pièces détachées).
  • valider la procédure de réparation par le carrossier : c'est-à-dire confirmer si les composants ayant subi un choc (notamment les éléments de carrosserie ou de châssis) sont réparables, ou bien s'ils doivent être changés. Ici, la connaissance technique de l'expert, mais aussi sa confiance dans la technicité du carrossier, sont indispensables.

Ce qui en découle et que l'on sait moins, c'est que l'expertise est « contradictoire ». La notion de « contradictoire » est lourde de conséquences pour l'automobiliste assuré. Exemple :

Suite à un refus de priorité, le possesseur d'un monospace familial de 5 ans d'âge est victime d'un choc sur son avant-droit. L'aile, le bouclier et son radar de distance, le compresseur et le circuit de climatisation, le phare au xénon, le capot, la porte avant-droite, sont touchés, et le radiateur d'eau subit un choc qui le défixe. Lors de l'expertise, deux cas de figure : Soit l'expert et le carrossier travaillent en bonne intelligence et décident de sauver tous les éléments potentiellement sauvables, essentiellement les composants de carrosserie, ainsi que le phare (dont seules les pattes de fixation se cassent la plupart du temps), et en ce cas la voiture est réparable sans que la valeur des travaux n'approche ou n'excède la valeur vénale de l'auto (approximativement définie par un mix entre la cote argus ou équivalente, et les prix d'affichage constatés des véhicules strictement équivalents sur les petites annonces internet) ; la procédure contradictoire signifie qu'ils ont dialogué pour adopter la meilleure solution technique dans l'intérêt de l'assuré. Parfois, malgré leur bonne intelligence, le véhicule n'est pas réparable sans tutoyer ou excéder la valeur vénale du véhicule : rien à y redire, le véhicule devra être détruit et l'automobiliste indemnisé. C'est le constat d'une ‘RSV' ou Réparation Supérieure à la Valeur, qui aboutit à la procédure dite ‘VEI' (Véhicule Economiquement Irréparable).

Dans le cas contraire, l'expert et le carrossier ne travaillent pas en bonne intelligence, et dans ce cas le « contradictoire » ne remplit pas son office. Dans certaines situations de manque de confiance, l'un et l'autre ne peuvent se mettre d'accord que sur le remplacement systématique de tous les composants cassés, seule méthode qui exclut tout risque apparent de malfaçon technique lors d'une réparation. Cela fait malheureusement gonfler la facture dans des proportions qui entraînent souvent la mise à la casse de l'auto, en raison du prix prohibitif des pièces de carrosserie, sources de marges confortables pour les constructeurs automobiles –mais pas pour les carrossiers qui ne touchent que de très petites marges, voire pas du tout, sur la vente des pièces.

Dans le cas d'un VEI (qui peut arriver extrêmement vite), l'assureur fait une proposition d'indemnisation financière à l'automobiliste, laquelle est très souvent inférieure à la valeur vénale réelle de son auto. Négocier ensuite avec son assureur pour ré-évaluer la valeur d'une indemnisation, alors qu'au départ on est victime d'un refus de priorité, voilà qui ne manque pas de ‘piquant' et qui est pourtant le lot commun de nombre de victimes. Lutter au contraire pour préserver son auto lorsqu'elle a été classifiée VEI est difficile et coûteux pour l'automobiliste, puisqu'il est indispensable de mandater un second expert pour évaluer de nouveau les dommages et la réparation du véhicule.

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